Publié le
16/06/2026
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Programme IIN : l’agence comme terrain d’exploration
En intégrant l’agence BBDO Paris, partenaire historique du programme IIN, aux côtés de Sophie et Delphine, directrices de création, Yanis pensait devenir concepteur-rédacteur, et c’est un autre métier qui s’est imposé à lui, au fil des briefs, des échanges et des projets menés en équipe.
C’est peut-être ça, aussi, la force du Programme IIN : en plus de former les futurs talents, l’agence agit comme un révélateur. À Yanis, elle a offert le déclic d’une réorientation assumée. À Sophie et Delphine, elle a rappelé ce que transmettre un savoir-faire a de singulier et d’enrichissant.
Rencontre avec un trio qui prouve, à sa façon, que les meilleurs enseignements sont parfois ceux qu’on n’avait pas anticipés.
Sophie, Delphine, vous connaissez bien le programme IIN, pouvez-vous nous dire en quoi il consiste ?
Sophie Montfort : Le tutorat au sein du programme IIN, c’est accompagner quelqu’un qui ne connaît pas encore les codes du métier et lui donner envie. Le monde du travail, même dans la pub ça peut parfois être dur. C’est pour ça que c’est bien d’être là quand ça coince, de dire quand c’est bien ou pas et d’expliquer pourquoi. Être dans une forme de bienveillance exigeante.
Delphine Tabutin : C’est aussi une opportunité pour les jeunes de pouvoir s’exprimer, collaborer avec d’autres créatifs et surtout de pouvoir intégrer les plus grandes agences de Paris.
Que change le programme IIN pour l’équipe créative ?
S.M. : Ça demande du temps qu’on n’a pas toujours malheureusement. Mais ça nous oblige à verbaliser ce qu’on fait souvent de manière instinctive. Et finalement, expliquer son métier, c’est une excellente façon de le transmettre.
D.T. : Les jeunes du programme apportent un regard neuf, ils viennent nous challenger hors de notre zone de confort. Et comme la diversité des propos constitue une véritable richesse, c’est une grande chance de les avoir au sein d’une agence.
Hard skills / soft skills, lequel est le plus important pour les profils créatifs ?
S.M. : Il y a quelques années j’aurais dit : les soft skills, sans hésiter. Les outils changent tous les deux ans, les logiciels aussi. Ce qui ne change pas, c’est la capacité à avoir une idée, à la défendre, à encaisser quand elle n’est pas achetée et à repartir.
Mais aujourd’hui c’est un peu différent, avec l’IA les choses changent. On peut faire beaucoup de choses par soi-même comme du son de l’image du montage et ça permet parfois de vendre des idées plus facilement. Avoir une super idée mais être obligé de sous-traiter la mise en forme ça coûte cher et c’est long. Alors que quelqu’un qui peut tout faire …
Donc pour moi, les choses ne sont plus aussi séparées que ça aujourd’hui. Et puis la curiosité et l’enthousiasme sont vraiment clé.
Et toi Delphine, quelles qualités te semblent importantes pour intégrer une équipe créative ?
D.T. : Savoir se remettre en question est très important, notre métier n’est pas facile et on doit souvent retravailler entièrement nos propositions. Il faut donc être persévérant et avoir des ressources pour tenir sur la durée et ne pas s’effrondrer quand nos propositions sont challengées.
Comment transmet-on son métier à un jeune qui débute ?
S.M. : Pas avec des grandes théories. On transmet en faisant ensemble, en montrant comment lire et comprendre un brief, on explique pourquoi une piste fonctionne ou pas. On l’incite aussi à faire sa culture publicitaire. Ça aide de parler le même langage.
Qu’as-tu appris sur le plan pro ou perso dans cette expérience ?
S.M. : Professionnellement, j’ai appris à mieux expliquer, plus clairement, les choses et à ne pas prendre pour acquis ce qui pour moi était évident. Personnellement, j’ai appris la patience, et surtout que transmettre ce n’est pas si simple. Ça demande du temps et de l’engagement. Ça s’apprend.
D.T. : La rencontre avec les jeunes est très enrichissante car ils ont des profils qu’on n’a pas l’habitude de croiser en agence. Yanis n’est pas « formaté » par une école, il a une certaine liberté. D’ailleurs il est arrivé avec l’objectif d’être concepteur-rédacteur, et en expérimentant d’autres territoires il a découvert le montage et l’IA, domaines dans lesquels il s’est épanoui.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui cherche sa voie ?
S.M. : Ne pas attendre. Il n’y a pas de voie meilleure qu’une autre. Il faut que tu trouves ce qui t’excite. En agence il y a de nombreux métiers et tous sont intéressants. Être curieux, essayer, tenter, montrer son envie, son enthousiasme et ne jamais hésiter à poser des questions, même si elles semblent bêtes, c’est le secret pour trouver ce qui sera votre voie.
Yanis, tu as rejoint la Promo 3 du programme IIN, peux-tu nous raconter ton parcours ?
J’ai fait un Bac+2, Bachelor Chef de Projet Digital à l’ESD. Puis j’ai fait une pause de 2 ans dans mon cursus car je n’ai pas trouvé d’alternance. J’ai bossé dans differents secteurs.
Et là cette année j’ai découvert cette opportunité de bosser dans la pub. Je n’avais aucune idée du process. Je me suis lancé j’ai passé 2 concours et me voilà aujourd’hui.
Que t’apporte le programme lIN ?
Une opportunité que je n’aurais pas pu avoir ailleurs. Un réseau nouveau qui me permet de comprendre les nouvelles problématiques de la pub d’aujourd’hui.
L’apprentissage du poste de DA/CR avec des intervenants de qualité.
Est-ce qu’il y a une journée type en agence ?
On arrive au bureau, on avance sur les projets en cours en même temps on reçoit les retours des travaux de la veille. Et au cours de la journée on est briefé par les commerciaux sur de nouveaux projets.
Est-ce qu’il y a une anecdote, un projet ou quelque chose qui t’a particulièrement marqué?
Produire du contenu sur les réseaux sociaux qui a performé. C’est gratifiant et ça pousse à faire mieux. Et je dirais aussi, pouvoir travailler sur des marques iconiques telles qu’Amazon Prime Video ou encore Volkswagen.
Est-ce que le contact avec des professionnels a changé ta vision du métier ?
Oui clairement, ça m’a permis de mieux comprendre comment on passe d’un brief client à une pub qui marque par son message et qui remporte des prix.
Qu’as-tu appris sur le plan pro ou perso au cours de cette expérience ?
Que de nouveaux postes sont en train de se créer et que l’utilisation de l’IA en agence est devenue une norme.
J’ai aussi appris à pousser encore mon autonomie à un niveau supérieur, et surtout l’organisation, ça fait une grosse partie du projet.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui souhaite bosser en agence ?
Avoir de l’audace, se créer un univers de travaux à soi, ne pas hésiter à être curieux et tester de nouvelles choses et à le montrer lors d’un entretien. Et se former sur l’IA.
Quels sont tes projets pour après ?
Continuer à m’améliorer dans le montage video avec l’utilisation d’IA, et évoluer.